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Expression libre

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Des photos, des vidéos ou des articles, mais surtout des souvenirs (...)


Des photos, des vidéos ou des articles, "expression libre" est une invitation pour tous les montagnards, amis du bureau des guides Passe Montagne, à partager leurs expériences des cimes. Baladez vous à travers les Alpes, découvrez des massifs plus éloignés et découvrez de nouveaux horizons !

Clients, amis, collègues du bureau des guides Passe Montagne, cet espace vous est dédié !


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Jun 9

Pyrénées IV

Impressions pyrénéennes IV Aujourd’hui journée odeurs. En partant celle des genêts, jaune et sucrée comme leurs fleurs, puis les effluves de thym comme une marée qui monte et envahi tout, puis celle d’une forêt de pins où les bûcherons ont œuvré comme un sang qui coule. Pendant que je pique-niquais abrité du vent et des odeurs derrière un rocher, j’ai repéré un beuglement qui ressemblait fort à celui d’un taureau. Et sur le sentier un peu plus loin, effectivement je repère une grosse bête à cornes et vérification faite à la jumelle...à couilles. Bon, je ruse et passe par une hêtraie toute proche, en filant prudemment d’un arbre grimpable à un autre, un oeil toujours sur le couillu au cas où. Ça passe. Troupeau suivant, coup de jumelle et autre couillu. Trois fois de suite... Je rejoins un resto où la dame me dit que oui, il y a des taureaux avec chaque troupeau. Sauvages les taureaux. Comme les vaches. Alors pourquoi que sur les panneaux ils ne parlent que des vaches sauvages et des petits vaux ??? Pas cool ça...


Jun 5

Pyrénées III

Impressions pyrénéennes III En quittant St-Engrâce on laisse une église aux murs épais et frais pour rejoindre la station d’Arrete-la-Pierre-St-Martin. Une vraie station créée de toutes pièces dans la montagne avec barres d’immeubles, supérette, bars et locations de ski. Mais vide tout ça, aussi vide que ma gourde et sac à casse-croute qu’une grosse faim m’a poussé à liquider chemin faisant. À la recherche d’un robinet, je tombe sur un homme qui travaille à la maintenance. Enchange, discussion, la station en hivers, la station en été, familiale, sympa. Printemps automne, rien bernicle tout est fermé. Mais de l’eau ? Au moins de l’eau ? Oui là, la porte de ce grand bâtiment est ouverte et là, il y a de l’eau. Des toilettes, une douche même si on veut, des hauts-parleurs diffusent de la musique de 8h à 22h tous les jours, il y a une prise où je peux recharger mon tél, mais il n’y a personne, absolument personne. C’est vide de chez vide. Mon chemin continue jusqu’à une prairie serrée et raze type Wimbledon avec quelques gentianes en prime. Juste à côté, une belle gouille d’eau de fonte bien claire. Avec une pastille de chlore ça fera l’affaire pour demain matin. Au petit jour, la gouille a disparu, aspirée par le bas. Ici sous mes pieds, il y a un gigantesque réseau kartique, des cavernes où la cathédrale de Notre Dame de Paris tiendrait à l’aise, je ne vous parle pas de celle de Lausanne, une rivière sous-terraine captée par EDF, mais pas de gouilles en surface, ni de ruisseau, ni de source pour étancher la soif du randonneur...

Maçonnerie de pierre dans le Pays basque


May 23

Pyrénées II

Impressions pyrénéennes II. Mon chemin ondule à flanc de colline. Encore un petit village que je quitte par qq km de maudit goudron. Je ne croise plus personne, pas le moindre basque en basquet courant comme un lapin poursuivit par une meute de chien. Personne absolument personne. Le vent s’est levé, un vent comme un vent de mer qui souffle fort et continu sans se donner la peine de la moindre variation ou de la moindre rafale. Juste fort et obstiné. Ça me tue et je fini par échouer derrière une cabane de chasseur au creux d’un col. Bivouac. Et puis la nuit, la pluie se met à tomber que le vent obstiné catapulte la pluie loin par dessus la cabane me laissant bien au sec. Le jour suivant, toujours pas le moindre basque courant sur les chemins, juste deux jeunes gens qui marchent vite et me souhaitent bon appétit au passage. Un col où passe une route avec une station style nordique, chalet suédois et piste de fond. Plus loin, personne sur le chemin.

Le vent est tombé peu à peu souplement sans se faire mal. Bivouac. Pluie. Cette fois ça mouille. Je repars au milieu de la nuit pour avoir chaud, sécher un peu et puis je me recouche sur un col au gazon doux et serré comme un tapis d’Orient. Au matin le soleil se lève à la même hauteur que moi. Je dors jusqu’à être bien sec.


May 20

Christian Petscher traverse les Pyrénées

[11/05 22:36] c pletscher : Tiens, voilà une fin de journée comme je les aime. Arrivée à St-Jean-Pied-de-Porc (je vous jure que ça existe !) un peu tôt dans l’après-midi. Joli bourg moyenâgeux plein remplit de touristes et de boutiques à touriste, un gîte tout les trois pas. Les derniers avant l’étape de demain selon mon topo. Une envie me taraude, filer d’ici le plus vite possible, mais l’orage menace autant dans le ciel qu’à la météo. Renseignement pris auprès du gardien de la Prison de l’Évêque, (je vous avais bien dit moyenâgeux) il devrait y avoir une chambre d’hôtes dans le village suivant. Chambre d’hôtes il y a, mais full pleine à craquer. Pas un recoin disponible même pas sous l’escalier. L’orage s’éloigne dans le ciel, je vais bien trouver un endroit pour bivouaquer un peu plus loin. Sortie du village. Un monsieur devant une belle grande ferme. On se salue. Il m’invite à prendre un café. 79 ans le bonhomme. 36 comme municipal et 24 comme maire. On cause. Pas toujours facile pour moi de capter ce qu’il me dit, à cause de son accent juste presque aussi énorme que le mien et de pas mal de dents que le temps lui a prises. Son fusil est posé juste derrière la porte d’entrée. Il chasse, mais ce n’est pas la saison...Bon, mais je n’ai même pas besoin d’insister pour qu’il me précise que lui, il chasse toute l’année. Quand je sors de là, l’heure a bien avancé. Cette fois je cherche un endroit pour bivouaquer. Un ruisseau me donne l’occasion de faire un peu de lessive. Quand j’ai fini, l’orage se précise. Et bingo je tombe sur un groupe de fermes que je n’avais pas même repéré sur ma carte. Après qq aller et retour je me retrouve dans le gîte de Bruno. Sympa, un peu fracassé par la vie Bruno, mais sympa. Je vais me coucher. Il pleut.


May 1

Les Calanques

Les Calanques, ça sonne à oreille du grimpeur ! Nous y allons régulièrement. C’est un dépaysement perpétuel et la qualité des escalades qu’on y trouve est fantastique. Grâce à ce reportage, nous découvrons d’autres aspects de ce site si particulier. Il faut donc voir ce Passe-moi les jumelles... et ensuite organiser une sortie grimpe là-bas !

Pourquoi pas les Calanques l’automne prochain ? voir notre agenda

RTS, émission Passe-moi les jumelles


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